Ablation de matériel d’ostéosynthèse (AMO)

Qu’est-ce qu’un matériel d’ostéosynthèse ?

Il s’agit d’un matériel posé lors du traitement d’une fracture, permettant de maintenir l’os en bonne position, une fois qu’une réduction satisfaisante du foyer de fracture est obtenue. Il peut s’agir de broches, de vis, de plaques ou de clous.

Illustration d’une plaque d’ostéosynthèse métallique perforée, colorée en vert, utilisée pour fixer un os

Plaque

Illustration d’une vis d’ostéosynthèse filetée sur toute sa longueur, vue de côté

Vis

Radiographie de face de la main avec un long matériel d’ostéosynthèse en place au poignet

Broche

Le matériel est laissé en place au minimum, le temps de la consolidation de l’os.

Les broches au niveau des membres supérieurs sont retirées de manière systématique, 6 à 8 semaines après la première intervention au cours d’une seconde intervention chirurgicale au bloc opératoire.

Concernant les vis, plaques et clous, le matériel peut être enlevé après discussion avec votre chirurgien en fonction de la gêne ressentie, de votre âge et du risque d’usure tendineuse ou d’irritation nerveuse liées à la conservation du matériel. Au niveau des membres supérieurs les vis, plaques et clous sont retirés 6 mois à 1 an après la première intervention au cours d’une seconde intervention chirurgicale au bloc opératoire.

Comment retirer le matériel d’ostéosynthèse ?

L’ablation est réalisée en ambulatoire sous anesthésie loco-régionale au bloc opératoire.

La cicatrice initiale est réouverte et doit parfois être agrandie pour permettre l’extraction du matériel.

Une libération des tendons ou des nerfs accolés au matériel est le plus souvent nécessaire et est réalisée dans le même temps opératoire.

Évolution habituelle

Pour le matériel enlevé à 6-8 semaines, les suites consistent en des soins cicatriciels par une infirmière durant une quinzaine de jours puis une rééducation à effectuer avec un kinésithérapeute. Quand le matériel est enlevé à plus de 6 mois, les suites consistent en des soins cicatriciels durant une quinzaine de jours et une auto-rééducation simple.

Suivi post-opératoire

Vous serez revu(e) en consultation de contrôle avec une radiographie à l’UMPP dans le mois qui suit l’intervention. La durée d’arrêt de travail prévisible est de 15 jours en moyenne mais dépendra de votre profession.

Risques et complications

Les complications précoces principales liées à l’intervention sont :

  • L’hématome nécessitant un glaçage et une surélévation du bras,
  • Une infection nécessitant une reprise chirurgicale pour lavage du site opératoire et une antibiothérapie.

Les complications tardives (raideur, algoneurodystrophie, arthrose) ne sont pas liées au geste d’ablation du matériel mais à la pathologie initiale.

    Pansement, attelle et immobilisation

    Le port d’un pansement ou d’une immobilisation (attelle, plâtre, résine) contre-indique la pratique du sport et la conduite automobile. Ils ne doivent pas être mouillés, y compris pendant la toilette. Une attelle doit être portée de manière stricte, en permanence, jour et nuit. Elle ne peut être retirée qu’en présence de personnel soignant ou après autorisation de votre chirurgien. Vous devez bouger précocement, après l’opération, toutes les parties de la main et du membre supérieur qui ne sont pas immobilisées.

    Risques de toute intervention

    Il est rappelé que toute intervention chirurgicale comporte un certain nombre de risques (liés à l’anesthésie, infectieux, hémorragiques, lésions nerveuses) y compris vitaux, tenant à des variations individuelles qui ne sont pas toujours prévisibles. Certaines de ces complications sont de survenue exceptionnelle et peuvent parfois ne pas être guérissables. Au cours d’une intervention, le chirurgien peut se trouver face à une découverte ou à un événement imprévu nécessitant des actes complémentaires ou différents de ceux initialement prévus, voire une interruption du protocole prévu.